TRAINING (2.5.1)
Membre de la SCNAT

La SES promeut la coopération entre les entomologistes, professionnels comme amateurs et a pour objectif la recherche sur les insectes indigènes.

Image : LaMantarraya, stock.adobe.com

Les organismes aquatiques sous la loupe

Les eaux comptent au rang des habitats les plus riches en espèces. Toutefois, selon les analyses, les poissons, les petits animaux et la végétation continuent à subir une forte pression dans les cours d’eau suisses. Grâce aux mesures mises en œuvre, la situation s’est stabilisée à un niveau bas, et des améliorations sont même constatées à certains égards.

OFEV: Les organismes aquatiques sous la loupe
OFEV: Les organismes aquatiques sous la loupe
OFEV: Les organismes aquatiques sous la loupeImage : Rainer Kühnis
Image : Rainer Kühnis

Observation à long terme

Comment nos eaux se portent-elles ? Comment leur état évolue-t-il ? Pour répondre à ces questions, la Confédération gère avec les cantons depuis 2012 le programme « Observation nationale de la qualité des eaux de surface » (NAWA).

Le programme évalue scientifiquement l’état des cours d’eau et identifie rapidement les nouvelles tendances. Ses résultats servent de base à la politique nationale en matière de protection des eaux.

L’état de santé des organismes vivants dans les cours d’eau en dit long sur ces derniers. Il témoigne de leur propreté et indique dans quelle mesure ils correspondent à l’état naturel. C’est pourquoi des experts procèdent périodiquement à des analyses sur les poissons, les petits organismes (comme les larves d’insectes, les microcrustacés et les diatomées) et les plantes aquatiques dans le cadre du programme partiel « NAWA TREND Biologie ».

Les données ainsi obtenues présentent l’état de cet habitat. Elles brossent un tableau précis de la situation et gagnent en importance à chaque campagne de mesure, les modifications au fil du temps étant ainsi mises en évidence.

État souvent peu naturel

La quatrième campagne de mesure, menée en 2023, a confirmé que la vie dans les cours d’eau reste soumise à une forte pression. Il en ressort essentiellement que les cours d’eau en tant qu’habitat et leur biodiversité se sont stabilisés à un niveau bas.

Les communautés animales et végétales ne correspondent souvent pas à l’état naturel aux endroits aménagés ou sous l’influence de polluants et de nutriments provenant des zones habitées, de l’agriculture, de l’artisanat ou encore de l’industrie. De plus, de nombreuses stations de mesure ont fait état de déchets, de mousse et d’odeurs.

Les populations de poissons et les plantes aquatiques subissent le plus cette pression, surtout là où l’être humain s’est établi et où il exploite intensivement les terrains à proximité des eaux. L’observation des poissons montre par ailleurs que les changements climatiques modifient eux aussi l’hydrobiologie : le chevaine, par exemple, se multiplie puisqu’il tolère mieux que d’autres espèces la hausse des températures. Les espèces cryophiles telles que l’ombre, la truite ou le chabot, quant à elles, deviennent plus rares.

Les mesures portent leurs fruits

Il reste encore beaucoup à faire pour que les cours d’eau et les espèces qui les peuplent se portent mieux. Il est prouvé que les mesures de renaturation et les démarches visant à accroître la qualité de l’eau améliorent les cours d’eau en tant qu’habitat. Il s’agit par exemple de rendre plus efficace l’épuration des eaux usées, d’aménager les berges d’une façon proche de l’état naturel, de rendre les centrales hydroélectriques franchissables pour les poissons ou encore de prévenir la pollution des eaux par les produits phytosanitaires.

La loi fédérale sur la protection des eaux exige de telles démarches et les encourage. Si les mesures sont appliquées de manière systématique, l’état de la faune et de la flore aquatiques s’améliore, et les eaux peuvent remplir leurs fonctions essentielles au profit de l’être humain et de la nature.

Catégories

Allemand, Français